SIAMO UN POPOLO DI NAVIGATORI E DI TRASMIGATORI, MA UN POPOLO DI ALLONTANATI: POETI ED ASSASSINI, PENSATORI E PAGLIACCI, SCIENZIATI E STREGONI, DEGLI ARTISTI FORZATI E DEGLI EROI MASCHERATI, ALLA
VOLTA SANTI E DEMONI. SIAMO UN POPOLO DI SOGNI MISTICI E DI SPETTACOLI CRUDELI, UN POPOLO RITROVATO NELLE LABIRINTO DELLE OMBRE.
C'È UNA STRADA PER NOI, PER DIVENTARE GLI ALLENATORI DEL CAOS, DOVE LA GENTE GIRA NELLA NOTE ED E CONSUMATA DAL FUOCO.
È LA STRADA DELLA STRANA TRANSUMANZA, PER NOI DIVENTARE L'ORACOLO DI SPECTAKLISTA.
Par Papa Difuso
Si le sentiment esthétique à un rôle dans la dérive, un rôle nécessaire de manifestation, il perd tout son sens lorsqu'il prétend
s'en détacher. Nécessaire il l'est, parce qu'en "disant" la dérive, il la porte plus loin; mais nullement suffisant, car il ne serait rien si la dérive ne le portait déjà, comme une houle plus
longue et plus profonde porte une vague au déferlement qui la dépasse elle-même.
Par Philomène Praxis
Il y a des gens qui dérivent très bien pour peu qu'on ne leur dise rien. Et d'expérience je sais que se
sont les meilleurs, meilleurs que moi, car ils sont dans un système de l'acte et non dans un système de l'être, propre à une mentalité préoccupé de spéculations. Et à cet égard leur parler
de dérive serait une erreur comportementale et un biais d'expérience, au juste titre que l'on ne demande pas le nom d'une personne et tout autre élément si la situation ne le requiert pas (hors
la situation se donne, on ne la convoque pas): la personne est ce qu'elle est, à ce moment là, c'est-à-dire présente. Le passé, les qualités, tout cela est hautement parasite, voire toxique (la
vie quotidienne regorge de ces situations, et par delà de dérives avortées). C'est peu de mots la dérive, c'est du sentir, de l'esthétique à l'état brut: on est habité, communément habité. C'est
tout et c'est immense. Ce n'est que dans l'après-coup que l'on s'en rend compte, que l'on apprécie la teneur des situations expérimentées. Le compagnon de dérive
n'est pas un cobaye, on ne fait pas des expériences pour faire des expériences, on ne singe pas la radicalité, l'advenue...
Le danger suprême c'est l'esthétisation, si l'on esthétise une situation en la légitimant part un concept ou
par un pré-requis, "on va faire une dérive", ou "on est en train de faire une dérive", on est assuré d'enrayé l'engagement et de rompre le processus à l'oeuvre par une mise à distance qui
surplombe la situation, et la plombe en définitive. Chaque dérive a sa propre logique, il faut avoir la chance de choper la veine, avoir l'esprit, ou le feeling qui va avec. De la dérive, on
sait par la pratique que ce sont ceux qui en parlent le plus qui dérivent le moins: l'esprit pas la lettre. La lettre situationniste légitime la posture, la théorie de la dérive légitime le
faiseur, le mondain situationniste qui s'accommode d'une sudation en vase clos; la lettre n'est qu'écume dans le sillage des dérivants.
Par Fû Man Show
A QUEL CRIME DEVRONS NOUS PARTICIPER POUR SURVIVRE?
Par Apolo 9bis
CAMINANTE, SON TUS HUELLAS EL CAMINO, Y NADA MAS; CAMINANTE, NO HAY CAMINO, SE HACE CAMINO AL ANDAR. AL ANDAR SE HACE CAMINO, Y AL VOLVER LA VISTA ATRAS SE VE LA SENDA QUE NUNCA SE HA DE VOLVER A
PISAR.
CAMINANTE, NO HAY CAMINO, SINO ESTELAS EN LA MAR.
Par BENITO MALDITO