DANS LE MUR: CITUS, ALTUS, FORTIS

Mercredi 22 juin 2011 3 22 /06 /Juin /2011 10:33
- Par Le Stagiaire - Publié dans : DANS LE MUR: CITUS, ALTUS, FORTIS

 

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Mercredi 26 janvier 2011 3 26 /01 /Jan /2011 00:53
- Par BENITO MALDITO - Publié dans : DANS LE MUR: CITUS, ALTUS, FORTIS

 

1. "Ca meurt, ça meurt !", dit-il à propos des sols cultivés bombardés de pesticides et de produits fongiques.

 

 

2. Après l'opération de destruction du monde paysan achevée, l'immense famine : l'humanité va crever de faim, ce qui va entraîner la destruction de cette civilisation.

Extrait 2 du documentaire, "Sous les pavés la terre", de Thierry Kruger et Pablo Girault.

 

 

3. 90% de l’activité biologique des sols cultivés a été détruite par l’agriculture intensive. Moins il y a de vie dans le sol, plus il faut nourrir les plantes avec des engrais chimiques. Les plantes sont donc malades, il faut donc les soigner avec des pesticides, des poisons. Les gens mangent donc des plantes malades et sont donc malades. Ils mangent alors des médicaments. Mais comme c'est les mêmes entreprises qui vendent les engrais, les pesticides et les médicaments, vous avez un système qui tourne très bien.


Un extrait du documentaire de Olivier Sarrasin, Bio-attitude sans béatitude.

 

 

4. Claude Bourguignon témoigne sur le délire productiviste.


Extrait de "Solutions locales pour un désordre global" de Colinne Serreau.

 

Lire une interview de Bourguignon dans CQFD : link

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Jeudi 30 décembre 2010 4 30 /12 /Déc /2010 13:18
- Par BENITO MALDITO - Publié dans : DANS LE MUR: CITUS, ALTUS, FORTIS



 

Qu'on admette ou qu'on le dénie, chacun sent bien qu'à présent l'avenir de la vie terrestre se trouve mis en jeu dans une urgence inouïe. Et chacun sait que, depuis la séquence historique qui s'est engagée en 2007 et qui paraît avoir déclenché ce qu'on appellerait en physique nucléaire une réaction en chaîne, chaque pas compte et semble se surcharger systématiquement de conséquences très difficilement réversibles - sinon absolument irréversibles.

Cette crise est sans précédent d'abord en cela. Si krisis signifie bien et d'abord décision, elle est critique comme jamais : elle révèle que le destin humain - qui est un destin inéluctablement technique et technologique - est pharmacologique an sens où, en grec, le pharmakon est à la fois le remède et le poison.  


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Mercredi 15 décembre 2010 3 15 /12 /Déc /2010 21:04
- Par Philomène Praxis - Publié dans : DANS LE MUR: CITUS, ALTUS, FORTIS
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Samedi 27 novembre 2010 6 27 /11 /Nov /2010 04:02
- Par Le Stagiaire - Publié dans : DANS LE MUR: CITUS, ALTUS, FORTIS

458595199_a05d4f5e2c.jpg    Pour rétablir la confiance actuelle on n’a guère d’autre choix que de saper les fondements de la confiance future. Mais quand le futur paraîtra véritablement ne plus pouvoir garantir le présent, c’est à dire quand la panique gagnera les acteurs financiers parce qu’ils ne croiront plus les très grands Etats capitalistes capables de faire face à leurs obligations, ce sont toutes les monnaies, et pas seulement l’euro, qui seront au bord du gouffre : et ce faisant c’est la valeur elle-même qui sera atteinte. Celle-ci ne se maintient qu’en circulant et ne circule qu’en s’accroissant. L’anticipation de cette croissance permet de garantir la valeur présente de la monnaie, elle-même instrument essentiel de la circulation. Il ne s’agit pas là d’un fonctionnement aberrant : il est bien au contraire tout à fait adéquat à la logique du Capital. Les difficultés actuelles apparaissent comme la traduction d’une crise générale de la valorisation et non comme l’effet d’une « financiarisation » irresponsable. La perte de la confiance n’est rien d’autre que la sanction de l’insuffisance de l’extraction globale de survaleur par rapport à l’anticipation de valeur qui est au fondement de la valeur présente de la monnaie.

 

 La valorisation est tout à la fois le but et le moyen de la domination capitaliste. Le capitalisme exploite pour dominer et domine pour exploiter : c’est un seul et même mouvement. La crise de son instrument de domination est donc identiquement la crise de sa domination. 

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Lundi 11 octobre 2010 1 11 /10 /Oct /2010 19:11
- Par Le Stagiaire - Publié dans : DANS LE MUR: CITUS, ALTUS, FORTIS
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Mercredi 1 septembre 2010 3 01 /09 /Sep /2010 06:41
- Par Le Stagiaire - Publié dans : DANS LE MUR: CITUS, ALTUS, FORTIS

 

 "Dieu. Cette vieillerie de Dieu, cette vieille bougie de Dieu brûlant au noir des siècles, ce feu follet rouge sang, cette misère d’une chandelle mouchée par tous les vents, nous, gens du vingtième siècle, nous ne savons qu’en faire. Nous sommes des gens de raison. Nous sommes des adultes. Nous ne nous éclairons plus à la bougie. Nous avons un temps espéré que les Églises nous délivreraient de Dieu. Elles étaient faites pour ça. Les religions ne nous dérangeaient pas. Les religions sont pesantes et la pesanteur nous rassurerait plutôt. C’est la légèreté qui nous fait horreur, cette légèreté de Dieu en Dieu, de l’esprit dans l’esprit. Et puis nous sommes sortis des Églises. Nous avons fait un grand chemin. De l’enfance à l’âge adulte, de l’erreur à la vérité. Nous savons à présent où est la vérité. Elle est dans le sexe, dans l’économie et dans la culture. Et nous savons bien où est la vérité de cette vérité. Elle est dans la mort. Nous croyons au sexe, à l’économie, à la culture et à la mort. Nous croyons que le fin mot de tout revient à la mort, qu’il grince entre ses dents serrées sur leur proie, et nous regardons les siècles passés du haut de cette croyance, avec indulgence et mépris, comme tout ce qu’on regarde de haut. Nous ne pouvons leur en vouloir de leurs erreurs. Elles étaient sans doute nécessaires. Maintenant nous avons grandi. Maintenant nous ne croyons qu’à ce qui est puissant, raisonnable, adulte, et rien n’est plus puéril que la lumière d’une bougie tremblant dans le noir."

C Bobin, Le Très-Bas.


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Samedi 14 août 2010 6 14 /08 /Août /2010 12:30
- Par Le Stagiaire - Publié dans : DANS LE MUR: CITUS, ALTUS, FORTIS

 

À la fin nous serons tous communistes (par défaut, lorsqu’on aura tout bouffé). De rage et de regrets nous envelopperons notre nouvelle culture, une sorte de nouveau péché originel, comme un péché à l’envers, le péché du capital.

Le profit est un crime.

Ce fruit-là nous restera interdit comme lieu du malheur, un trou noir qui aspire et où il doit rester.

Pas la peine d’attendre les nouvelles saintes écritures, « la vérité du futur », pour le dire, il faut l’écrire, tout de suite, partout.

 


La dernière verticalité?

Billet invité

 par Betov

Du passage à la ville à celui de la tour la plus haute du monde, du passage de la division des tâches à la si ridicule tentative de « société du savoir », nous savons tous ce qu’est la notion de verticalité. Face à des limites, que ce soit les limites naturelles purement quantitatives auxquelles ont eu à faire face les chasseurs-cueilleurs, ou aux limites des concentrations modernes qui vont jusqu’à l’absurde de la virtualité du pouvoir, l’humanité s’est toujours échappée des murs des contradictions par le haut, inventant une solution inusitée, jusque là tout à fait pensable, mais pas encore pensée.

Nous sommes, semble-t-il, à ce stade où les murs se referment, puisque, où que se tourne le regard, on ne voit que contradictions insolubles.

* La virtualité montre sa limite. Celle où une virtualité de niveau x ne se différencie plus vraiment d’une virtualité de niveau x+1. Perte du sens, dans laquelle le nombre de zéros stockés dans des ordinateurs n’a plus grande importance.

* La dominance sociale devient pratiquement indépendante du citoyen massivement désinformé par les médias, dans des choses politiques portant péniblement le qualificatif de « représentatives », ou dans des assemblées dont nul ne saurait dire par qui ni vers quoi elles sont dirigées.

* Comme l’ont signalé les décroissants, le mouvement mondialiste butte sur les limites physiques, ce qui n’est, à l’évidence, qu’une resucée de la problématique mésolithique-néolithique, mais à l’échelle planétaire.

* On voit pointer à l’horizon le stade final de l’entropie sociale. Par fusions d’entreprises, de nations, puis de continents, le mercure sociétal ne formera bientôt plus qu’une masse au creux du tissu des pouvoirs, délaissant à la périphérie le paysan, le pêcheur et le maçon.

* Le bouclier social bute sur la problématique incontournable de la productivité, qui conduira de façon certaine la solidarité des travailleurs à suivre la même voie que celle de la disparition du travail.

 L’heure est venue pour une nouvelle verticalité. Les tentatives de verticalités, l’histoire le montre, peuvent échouer ou réussir, et celles qui réussissent possèdent toujours un caractère d’évidence, pour ne pas dire de trivialité.

Dans une situation de blocage comme la nôtre, les portes de sorties sont connues : la guerre, l’abaissement massif du niveau de vie des pays développés, le fascisme unitaire d’un gouvernement mondial… Pourquoi pas les trois à la fois… Parmi ces options, il en est une qui retient l’attention. On a entendu Paul Ariès proposer la mise en place d’un revenu minimal universel et inconditionnel, et partant de cette idée, il a dit : « Il faut un revenu minimum, donc il faut un revenu maximum ».

Cette formule est, à mon avis, très maladroite. Elle laisse supposer que c’est parce qu’il y a des pauvres qu’il y a des riches, alors que – tout le monde le sait – c’est bien parce qu’il y a des riches qu’il y a des pauvres. Ce n’est pas l’existence des paraplégiques, des idiots ou des incompétents, qui crée l’idéologie du mérite, même en creux.

La nouvelle verticalité qui se présente sera donc, bien plus probablement qu’une société des morlocks et des elois, une société qui se résoudra à criminaliser la richesse. La formule complète étant: criminalisons l’excès de richesse relative. Le plafonnement des richesses personnelles, automatiquement, provoquera une hausse des bas salaires, et il sera toujours temps, à ce moment là, de fixer un plancher.

En quoi tout cela constitue-t-il une verticalité, demanderez-vous. Pour la première fois de l’histoire de l’humanité, les artifices de la dominance sociale (comprise en tant qu’extension irraisonnée de la dominance naturelle) trouvent leurs limites. La criminalisation de l’excès de richesse n’a jamais été pensé pour la simple raison que, passant d’une société de pénurie à une société de sur-abondance, la chose était impensable. Il s’agit donc d’une chose triviale, facilement faisable, mais impensable, qui est de nature à bouleverser profondément les psychologies, reléguant la rapacité financière au niveau de la dominance tribale : une chose du passé dont plus personne n’a besoin.

« … ne nous contentons pas de briser les sceptres, pulvérisons à jamais les idoles »

« Français, encore un effort si vous voulez être républicains ! » -Donatien-Alphonse-François de Sade- 1795

 


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Jeudi 12 août 2010 4 12 /08 /Août /2010 08:19
- Par Le Stagiaire - Publié dans : DANS LE MUR: CITUS, ALTUS, FORTIS

 

De quoi Ubu est-il fondamentalement la figure ? Du despote parasitaire. Quelle est la puissance despotique d’aujourd’hui qui soumet absolument le corps social et le laisse exsangue d’avoir capté la substance de son effort ? Certainement pas l’Etat – dont on rappellera qu’il restitue en prestations collectives l’ensemble de ses prélèvements… – mais le système bancaire-actionnaire qui, lui, conserve unilatéralement le produit intégral de ses captations.


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Mardi 10 août 2010 2 10 /08 /Août /2010 18:38
- Par Le Stagiaire - Publié dans : DANS LE MUR: CITUS, ALTUS, FORTIS


Agnès Le Brun, Maire de Morlaix depuis mars 2008, a fait installer au printemps 2009 autour d'un arbre une grille verte de plus de deux mètres de hauteur pour empêcher "les regroupements de SDF" (selon Ouest France du 21 mai 2009) ou de "marginaux" (selon Le Télégramme du 26 juin 2009). Une porte clôt l'accès à cet espace d'environ 20 mètres carrés, sur laquelle un panneau a été apposé : "Accès interdit au public". L'arbre est situé au centre ville de Morlaix, au bord de la rivière Le Queffleuth, sur le parking de la rue de Brest. 

Le jury du Prix international Ubu a considéré que c'était avant tout un magnifique hommage à l'esprit du Père Ubu, capitaine de dragons, officier de confiance du roi Venceslas, décoré de l'Ordre de l'Aigle Rouge de Pologne, ancien roi d'Aragon, comte de Sandomir, puis roi de Pologne, docteur en pataphysique, et grand-maître de l'Ordre de la Gidouille. 

Avec cette décision authentiquement ubuesque, Agnès Le Brun s'est sans doute souvenue qu'Alfred Jarry a effectué un court séjour à Morlaix en août 1896 (trois mois après la parution d'Ubu Roi, le 25 avril 1896 dans Le Livre d'Art), au cours duquel il a commencé à travailler à l'écriture d'une pièce de son cycle Ubu (restée inachevée) dans laquelle Père Ubu ordonnait que l'on mette en cage tous les arbres de son royaume. "La mesure vise à éloigner tout danger", expliquait Père Ubu. 

La majorité municipale morlaisienne a sans doute aussi voulu saluer l'entrée d'Ubu Roi au répertoire de la Comédie-Française (la pièce y a été représentée pour la première fois quelques jours après la pose des grilles, le 23 mai 2009, dans une mise en scène de Jean-Pierre Vincent). 

Reprenant la fameuse réplique de Père Ubu, après avoir rendu publique sa décision, le jury s'est exclamé comme un seul homme : « De par ma chandelle verte, merdre, madame, certes oui, je suis content ! » (Ubu Roi, Acte I, scène I). 

A Laval, le 10 août 2009. 

François Quernest, 
président du jury du Prix international Ubu 


L'arbre encagé, Prix Ubu 2009, Morlaix (France), août 2009. 

L'arbre encagé et un groupe de citoyens venus lui apporter des oranges (samedi 8 août 2009).
 
L'arbre encagé, Prix Ubu 2009, Morlaix (France), août 2009. 

L'arbre encagé, Prix Ubu 2009, Morlaix (France), août 2009. 

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Mercredi 14 juillet 2010 3 14 /07 /Juil /2010 05:33
- Par Le Stagiaire - Publié dans : DANS LE MUR: CITUS, ALTUS, FORTIS

VLADIMIR

Ne perdons pas notre temps en vains discours. Faisons quelque chose, pendant que l’occasion  se présente ! Ce n’est pas tous les jours qu’on a besoin de nous. L’appel que nous venons d’entendre, c’est plutôt à l’humanité tout entière qu’il s’adresse. Mais à cet endroit, en ce moment, l’humanité c’est nous, que ça nous plaise ou non. Profitons-en, avant qu’il soit trop tard. Qu’en dis-tu ? Il est vrai qu’en pesant, les bras croisés, le pour et le contre, nous faisons honneur à notre condition. Mais la question n’est-pas là. Que faisons-nous ici, voilà ce qu’il faut se demander. Nous avons la chance de le savoir. Oui, dans cette immense confusion, une seule chose est claire : nous attendons que Godot vienne.

ESTRAGON

C’est vrai.

VLADIMIR

Ou que la nuit tombe. Nous sommes au rendez-vous, un point c’est tout. Nous ne sommes pas des saints, mais nous sommes au rendez-vous. Combien de gens peuvent en dire autant ?

ESTRAGON

Des masses.

VLADIMIR

Tu crois ?

ESTRAGON

Je ne sais pas.

VLADIMIR

C’est possible.

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Mercredi 30 juin 2010 3 30 /06 /Juin /2010 23:54
- Par Le Stagiaire, FÛ MAN SHOW, Philomène Praxis, Apolo 9bis - Publié dans : DANS LE MUR: CITUS, ALTUS, FORTIS

Bastille. 

Je regarde tous ces gens assis à des terrasses, toute cette foule bruyante, comme si de rien n’était, et je me dis : il y a deux possibilités, ou bien c’est nous qui rêvons avec nos longues dissertations sur la crise et la fin d’un monde, ou bien ce sont eux, ceux que l’on voit là, qui poursuivent un rêve : le rêve d’un monde qui en réalité a cessé d’exister. 

 

 

Dans un quartier de la ville de Saint-Denis 

L’épicier traîne plus souvent dehors, assis sur le capot de sa voiture, que près de son comptoir; le boucher a débranché un de ses trois étals, plus assez de débit ; le fleuriste est parti, remplacé depuis deux semaines par un coiffeur qui fermera avant l’automne; chez les marchands de kebab de la place, les salles sont vides, on ne dîne plus, on prend un sandwich-frite à emporter; au petit café-comptoir, les bouteilles d’apéro s’empoussièrent, le patron ne tire plus que des bières parce qu’avec 25cl dans un grand verre on a au moins l’impression que nos sous valent encore quelque chose; même le « Lidl » est désert. Il n’y a que le tabac-PMU qui ne désemplit pas. On ne risque pas de voler la télé: branchée sur Equidia, tous les regards son vissés dessus, et le sol est jonché de tickets froissés de Rapido ou de jeux à gratter. Pour se payer ce casino quotidien on est près à ne manger qu’un repas par jour, ou pas. On a pas de sous dans mon quartier, on a des rêves de sous.
Et puis les vêtements des gens ne changent pas, ou très peu; le même manteau tout l’hiver, la même veste tout l’été. J’ai l’impression de revenir au temps de mon enfance. On reprise, on répare, on ravaude, on raccommode, on fait gaffe à ses affaires. Même à bas prix, même de mauvaise qualité, il faut que les vêtements fassent de l’usage.
C’est pas encore la misère, mais c’est déjà plus l’aisance.

Je suis encore passé aux puces de Montreuil dimanche dernier; ça a de plus en plus des allures de Cour des miracles, et les électeurs de madame Voynet -les mêmes que ceux de Delanoë- n’y mettent plus trop les pieds. Ils préfèrent l’insouciance de Paris et « l’espoir 2012″, le truc rose qui branle à l’horizon comme les lampions de la fête foraine.

 

XX°

Dans le XXe, ce que je vois, surtout dans les derniers dix jours du mois, c’est des supermarchés où on ne fait pas la queue, des restos vides, des centres commerciaux désertés (comme celui de Bagnolet – même les samedis), des concerts classiques où on brade des places (on vous envoie un mail quelques jours avant pour vous offrir 2 places pour le prix d’une)… Par contre dans les Puces de Clignancourt et de Montreuil il y a de plus en plus de monde, surtout pour acheter des habits d’occasion. Et aussi de plus en plus de vendeurs illégaux sur les trottoirs aux alentours. Dans le quartier l’insouciance ne se voit que dans les yeux des mômes. Nous, les adultes, quand on se serre la main, c’est comme si on se prenait le pouls.

Saint-Germain-des-Prêts

J’ai baladé en vélo, histoire de m’existencialiser la température et choper un peu de fraîcheur. J’ai pris plein de petites rues, à la cool, enfin presque, ça dégouline de riches, c’est infect. Ces bâtards se sont reproduits à une vitesse...c’est immonde. Enfin, j’espère qu’ils auront leur dû.

A Odéon, j’ai fait un arrêt culturel, pas dans un bar comme à mon habitude, y en a plus, sauf du faux-vieux qui me donne la migraine et où t’es « invité » à poser ton cul, parce qu’ils ont raccourci le zinc au stricte minimum, la caisse-enregistreuse. Je disais donc, j’ai fait un arrêt culturel, dans la rue, si, si.

Non ce n’était pas la « fiesta » organisé pour les « Mini cooper », boulevard Raspail, un trip pour Barzoi avec occupation de l’espace urbain par l’esprit de fête de la communauté « Mini. Pas d’arrêt, je n’étais pas équipé. 

En faîtes j’ai retrouvé J-F Batellier, l’auteur-dessinateur qui expose depuis des lustres à côté du cinéma UGC Odéon. On a taillé une bavette. Quand je vois les dessins qu’il a fait dans les années 70, notamment pour le journal Pilote, et que je constate qu’ils sont encore ce qu’il y a de plus intelligent pour expliquer l’époque, la nôtre, ça me donne le cafard de voir que la récession...mentale est bien installée et depuis longtemps déjà. On ne fait que borborigmé avec tout les caractères de l’urgence et de l’exacerbation ce qui a déjà été dit et mieux dit. Misère d’époque, misère des signes.

 

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L'OUTRE-SAISON DU SPECTACLE

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PRÉSENTATION

 Transhumance sur les chemin des voies du spectacle, une chevalerie errante voyage au travers des ombres à la recherche de ses attaches.

MOI, ARCHIVISTE

  • Le Stagiaire
  • COLLECTEUR DES SPECTRALITÉS SPECTAKLISTA

NOUS, CONTRIBUTEURS...

...TRANSHUMANT SUR LE CHEMIN DES VOIES DU SPECTACLE, NOUS DÉBUSQUONS LE SPECTACLE COMME LES MOUCHES LA MERDE ET LES FLEURS

PROJET

 

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